New York a adopté une loi de protection de l’enfance visant les chatbots d’intelligence artificielle. La gouverneure Kathy Hochul a approuvé des mesures qui encadrent la façon dont ces systèmes interagissent avec les utilisateurs de moins de 18 ans. Le texte interdit aux entreprises de proposer aux mineurs des fonctions qui imitent un être humain, entretiennent une dépendance émotionnelle, encouragent l’automutilation ou donnent lieu à des échanges à caractère sexuel explicite. Il traduit une inquiétude croissante face aux risques que l’IA conversationnelle fait peser sur les jeunes.

La loi autorise le procureur général de l’État à réclamer des amendes civiles pouvant atteindre 25 000 dollars par infraction, signe d’une volonté de sanctionner plus fermement. Elle prévoit aussi la création d’un site public où les habitants de New York pourront signaler les fournisseurs de chatbots soupçonnés de ne pas respecter le texte. L’objectif : renforcer le contrôle et offrir une voie de recours claire.
Un durcissement à l’échelle des États-Unis
L’initiative de New York s’inscrit dans un mouvement plus large de renforcement de la protection des enfants sur les services numériques aux États-Unis. En septembre, le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a promulgué une loi qui oblige les développeurs de chatbots à publier chaque année une évaluation des risques pour la sécurité des enfants et à soumettre leurs produits à des audits indépendants. Il a aussi approuvé un texte qui interdit aux réseaux sociaux de proposer des fonctions addictives aux utilisateurs de moins de 16 ans. Selon les associations de défense des enfants, ces mesures prises État par État dessinent un modèle de garde-fous plus stricts, à mesure que l’IA s’installe dans les usages en ligne de tous les jours.