El Hierro est la plus petite des îles Canaries, une destination encore en dehors des radars du tourisme de masse : plages volcaniques préservées, piscines naturelles et prix étonnamment accessibles pour ceux qui cherchent une alternative originale aux îles les plus fréquentées.

Les îles Canaries sont depuis des années l’une des destinations les plus appréciées de ceux qui recherchent soleil et mer cristalline sans devoir traverser l’océan. Gran Canaria, Tenerife, Lanzarote et Fuerteventura attirent chaque année des millions de touristes, curieux de découvrir les côtes sablonneuses, les paysages volcaniques et un climat qui, en hiver, dépasse tranquillement les 21 °C.
Dans l’archipel espagnol existe aussi une autre île que la plupart des voyageurs n’ont pas encore découverte : il s’agit d’El Hierro, la plus petite et la plus au sud-ouest des Canaries, restée à l’écart du tourisme de masse. Et c’est justement là son point fort.
Sommaire
Plages volcaniques et criques secrètes
Le paysage d’El Hierro ne ressemble à rien de ce que l’on trouve sur ses îles sœurs plus célèbres. Les plages se caractérisent par du sable volcanique noir ou rouge, avec des petites criques isolées, des piscines naturelles et des portions de côte où le silence fait encore partie intégrante de l’expérience.
Playa del Verodal, que l’on peut admirer sur l’image ci-dessous, est sans doute la plus spectaculaire : le sable rouge se détache face à d’imposantes falaises dans un cadre d’une rare beauté sauvage. La baignade est déconseillée à cause des courants, même si le paysage à lui seul vaut la visite.
Sur l’image suivante, quelque chose de plus adapté à ceux qui veulent se baigner : Cala de Tacorón, une crique protégée entre roches volcaniques et eaux turquoise, surnommée localement « la mer calme ». Conditions idéales pour nager et faire du snorkeling en toute tranquillité.
L’île compte aussi la longue plage de galets noirs Las Playas, avec pas moins de quatre kilomètres protégés, ainsi que la proche Playa de Timijiraque, appréciée des amateurs de surf.
Les piscines naturelles : un patrimoine à découvrir
Parmi les attractions les plus originales d’El Hierro figurent les piscines naturelles formées grâce aux anciennes coulées de lave. Parmi celles-ci, on peut citer Charco Azul, près de Playa de los Bucios, considérée comme l’une des meilleures pour la baignade : les eaux sont calmes, la crique est abritée et l’environnement est spectaculaire.
Les piscines de La Maceta, plus vastes et aménagées, offrent quant à elles des panoramas spectaculaires sur la côte et un certain confort logistique, avec des services à proximité et un accès facile. Le principe est simple : une journée au soleil, une baignade dans les eaux de l’Atlantique, sans aucune foule.
Excursions entre volcans et phares historiques
Le territoire montagneux et préservé d’El Hierro se prête à des excursions mêlant nature et histoire. Le sentier de La Llanía traverse l’île en offrant des vues sur la côte depuis les sommets volcaniques.
Le long du parcours, on rencontre le Roque de la Bonanza et le phare d’Orchilla, l’un des lieux emblématiques de l’île, qui pendant des siècles a marqué le méridien zéro des anciennes cartes géographiques.
Le Roque de la Bonanza est une formation rocheuse spectaculaire située près de la baie de Las Playas.
Le phare d’Orchilla se trouve à la pointe la plus occidentale de l’île, célèbre pour avoir été le méridien zéro jusqu’en 1885, avant d’être déplacé à l’actuel Greenwich.
Prix abordables et cuisine authentique
El Hierro n’est pas seulement une destination pour les amoureux de la nature. L’île dispose d’un réseau de restaurants et de lieux authentiques où il est possible de manger à des prix locaux et de savourer une cuisine authentique, loin des menus standardisés des zones touristiques les plus fréquentées.
Une bière se trouve facilement à 2,50 €, même si dans de nombreux coins de l’île elle descend jusqu’à 1,50 €. Des chiffres qui, à eux seuls, en disent long sur le type de tourisme qu’El Hierro a choisi de ne pas devenir.